L’histoire de l’église

  1. Construite au XIIème siècle
  2. Fortifiée au XIVème siècle
  3. Son évolution
  4. A partir du XVIIIème siècle
  5. La légende de Sainte Remède de Nérigean

Construite au XIIème siècle

A l’aube du christianisme, il y eut une église originale dont nous n’avons pas de trace.

La nouvelle église était desservie par un prieur. Le prieuré de Nérigean et l’église qui y était rattachée fut donné en 1107 à Geoffroy Laon, quatrième abbé de la Sauve Majeure, par l’archevêque de Bordeaux.

Le cimetière se trouvait autour de l’église, au moins à partir du XIIIème siècle.

Fortifiée au XIVème siècle

On lit sur la travée du chœur cette inscription : FON 1139 RES 1318.

Cela semble indiquer que l’église aurait été reconstruite à la première date et restaurée à la seconde.

Vers cette même date, l’église aurait été fortifiée par la construction, à l’occident, en avant du portail roman, d’une tour pour en défendre l’entrée.

Son évolution

Les parties les plus apparentes de la construction appartiennent à la fin du style ogival.

La croix du cimetière très décorée de statues sur plusieurs étages et posée sur un socle est datée de 1546.

A partir du XVIIIème siècle

Comme beaucoup d’autres églises, lors de la Révolution française en 1789, l’église Saint Martin de Nérigean a été transformée en « Temple de la philosophie et de la raison ». La croix du cimetière a été vandalisée à cette même époque.

Divers travaux furent réalisés par l’abbé Noyrigat au cours de son pastorat de novembre 1869 à novembre 1898 avec l’aide de la municipalité de l’époque.

L’église fut inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 7 janvier 1926. La croix du cimetière est classée aux monuments historiques en date du 20 décembre 1907.

Et c’est depuis 2004 que notre association s’emploie à rénover l’église avec des fonds bénévoles et l’aide de la municipalité !

La légende de Sainte Remède de Nérigean

On raconte qu’autrefois, un jeune vacher, au service d’un fermier de Nérigean, menait par ordre de son maître, paître des bœufs dans un bois.

Un bœuf du troupeau passait son temps à lécher un arbre de sorte qu’il était devenu si maigre et si faible qu’il ne pouvait travailler. Ne pouvant forcer l’animal à paître, il fût décidé de changer de pâturage…

Depuis ce jour, le vacher dépérit à son tour. Le fermier renvoya donc le troupeau dans le vois et l’enfant revint à la santé mais le bœuf lécha à nouveau l’arbre, que le curé avait conseillé de couper. C’est dans le tronc que fut trouvée la statue de Sainte Remède.

Transportée à l’église, elle disparut la nuit suivante et fut à nouveau retrouvée dans le tronc. Comme elle disparaissait à chaque fois qu’on la déplaçait, on décida de construire une chapelle autour d’elle. Elle y resta jusqu’au siècle dernier.

Elle est aujourd’hui dans l’église Saint Martin de Nérigean.

(Transcription d’après le récit de Mme Vergnolle, étudiante en histoire de l’art, octobre 1994)

Article rédigé par Isabelle S. et Armelle J.

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